Quand la pierre parle de mode

Le mascaron, élément d’architecture du patrimoine culturel de Bordeaux, Port de la Lune

A Bordeaux, La Façade  des quais est ornée notamment de mascarons, sculptures venant décorer la clef de voûte des arcades au rez-de-chaussée.

Les sculpteurs se sont inspirés d’une multitude de thèmes pour décorer les façades :

  • dieux antiques,
  • saisons,
  • monstres,
  • tête de leurs contemporains.

Grâce à ces artistes anonymes, nous avons une idée des Bordelais notamment sur l’art de porter le couvre-chef, en cette première moitié du XVIIIème siècle.

« Chapeau bas messieurs ! »

Levez les yeux !

Bordeaux et Francis Jammes

Francis Jammes

Francis Jammes, plaque commémorative

Francis Jammes, poète français, romancier, dramaturge et critique

Né à Tournay (Hautes-Pyrénées) le 2 décembre 1868, mort à Hasparren le 1er novembre 1938

Son oeuvre

Ses essais poétiques sont remarqués notamment par Mallarmé et Gide. En 1895 il s’oriente vers la poésie. En 1896, il voyage avec Gide en Algérie. Il lance en 1897 avec « Le Jammisme » un vrai-faux manifeste littéraire qui le propulse à l’avant-scène de l’actualité.

En 1898, il publie son premier vrai recueil poétique, De l’Angélus de l’aube à l’Angélus du soir, rencontre Claudel en 1900 et publie l’année suivante Le Deuil des Primevères.

En 1912 paraissent les Géorgiques chrétiennes. Jusqu’à sa mort, sa production poétique mais aussi romanesque et dramatique demeurera importante.

Bordeaux et Wilhelm Richard Wagner

Wilhelm Richard Wagner compositeur allemand

Wilhelm Richard Wagner, compositeur allemand

Wilhelm Richard Wagner

Né le 22 mai 1813, Leipzig ; mort le 13 février 1883, Venise.

Mme Taylor, d’origine anglaise, et sa fille Jessie, admiratrices toutes deux de Wagner, l’invitent à venir séjourner à Bordeaux.

Le musicien, à qui on promet une rente annuelle, arrive à Bordeaux en 1850. Il y séjourne 3 semaines, durant lesquelles il est introduit dans la société allemande de Bordeaux.

Il noue une idylle avec la jeune Jessie récemment mariée à Eugène Laussot, négociant en vins de Bordeaux.

De retour à Bordeaux le 18 mai 1850, il est prié par le commissaire de police de quitter la ville dans les 48 heures, ce qu’il fit.

Bordeaux et Francisco José de Goya y Lucientes

Francisco José de Goya y Lucientes, peintre et graveur espagnol né

Francisco José de Goya y Lucientes, peintre et graveur espagnol

Francisco José de Goya y Lucientes

Né à Fuendetodos, près de Saragosse, le 30 mars 1746 ; mort à Bordeaux le 16 avril 1828.

Inquiété par l’Inquisition et rongé par la maladie (dont il garda une surdité comme séquelle), il ne supporte plus la politique réactionnaire de son souverain et maître. Le 24 juin 1824, il prétexte un voyage de santé et quitte l’Espagne pour s’installer à Bordeaux.

Sa compagne Leocadia Weiss et la fille de celle-ci, Rosario le rejoignent. C’est dans cet exil français qu’il réalise un recueil de lithographies sur le thème de la tauromachie intitulé Les Taureaux de Bordeaux (1825) qui font suite aux estampes de la Tauromachie parues en 1816.

Âgé de 82 ans, Goya meurt à Bordeaux dans la nuit du 15 au 16 avril 1828.

L’artiste est inhumé dans le cimetière des Chartreux dans un caveau où reposait déjà son compatriote Martin Goicocchea, beau-père du fils du peintre et ancien maire de Madrid.
En 1899, lors de l’exhumation, dans l’impossibilité de reconnaître les corps, ils furent renfermés tous deux dans le même cercueil et transférés dans le mausolée à la sacramental de San Isidro à Madrid.

Bordeaux et Thomas Jefferson

Thomas Jefferson

Thomas Jefferson, philosophe, agronome, inventeur, architecte, président des États-Unis d'Amérique

Thomas Jefferson

Philosophe, agronome, inventeur, architecte, président des États-Unis d’Amérique, né le 13 avril 1743 à Shadwell en Virginie, mort le 4 juillet 1826 à Monticello.

Son oeuvre

Il est le troisième président des États-Unis d’Amérique de 1801 à 1809.

Homme des Lumières, il a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d’une partie de la Déclaration d’indépendance, il participa pour les Etats-Unis, à l’achat de la Louisiane.

Il visita durant cinq jours la ville de Bordeaux, et dans son journal il décrit les terroirs, la qualité des sols, la vinification, les vendanges, le commerce du vin

Bordeaux et Étienne de La Boétie

Plaque commémorative

Étienne de la Boëtie

Étienne de La Boétie

Né à Sarlat le 1er novembre 1530, mort au Taillan-Médoc, près de Bordeaux le 18 août 1563

Son oeuvre

Il est admis en qualité de conseiller au parlement de Bordeaux en janvier 1553.
Le 13 décembre de la même année, il devient Conseiller en la cour.

À partir de 1560, la Boétie est chargé par Michel de L’Hospital d’intervenir dans diverses négociations pour parvenir à la paix dans les guerres de religion opposant Catholiques et Protestants.

Le Discours de la servitude volontaire est un court réquisitoire contre la tyrannie.

Montaigne cherche à en connaître l’auteur. De sa rencontre avec La Boétie, naît une amitié qui va durer jusqu’à la mort de ce dernier.

Bordeaux et Michel Eyquem, seigneur de Montaigne

Plaque commémorative

Michel Eyquem, seigneur de Montaigne, écrivain, philosophe, moraliste et homme politique français de la Renaissance

Michel de Montaigne

Né le 28 février 1533, au château de Montaigne, à Saint-Michel-de-Montaigne, mort le 13 septembre 1592 au cours d’une messe, dans la ville de Bordeaux

Son oeuvre

Il est connu pour ses Essais, tout premier ouvrage de ce genre de l’époque moderne.

Tandis qu’il était à Rome, en 1581, il apprit qu’il avait été élu maire par les Jurats de Bordeaux.
Son père, Pierre Eyquem, avait déjà rempli cette fonction dans cette ville que Michel de Montaigne servit jusqu’en 1585 : il tenta d’y modérer les relations entre catholiques et protestants.
Vers la fin de son mandat, la peste sévit dans la ville de Bordeaux.

Pendant le temps des guerres de Religion, Montaigne, lui-même catholique, a agi comme un modérateur, respecté par le catholique Henri III et le protestant Henri de Navarre, à qui le liait une solide amitié. En 1577, ce dernier, alors seulement roi de Navarre, nomme — par lettres patentes — Montaigne gentilhomme de sa Chambre.
De 1580 à 1581, il a visité la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse et l’Italie. Il tenait un journal détaillé qui décrivait les différences touristiques d’une région à l’autre et qui ne fut publié qu’en 1774 sous le titre de Journal de voyage.

Il continua d’étendre et de réviser les Essais jusqu’à sa mort le 13 septembre 1592.

Bordeaux : retrouvez ces grands hommes qui y ont vécu

Mais qui sont ces hommes illustres qui sont passés à Bordeaux ?

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Découvrez le nom de cet écrivain, philosophe, moraliste et homme politique français.

écrivain français et conseiller au parlement de Bordeaux

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peintre et graveur espagnol

Qui se cache derrière ce peintre et graveur espagnol ?

compositeur allemand

Une plaque pour symboliser les séjours de ce compositeur allemand. Qui est-il ?

poète français, également romancier, dramaturge et critique

Mais quel nom porte ce poète français, également romancier, dramaturge et critique ?

Bordeaux et ses colonnes

Lors d’une visite, avez-vous déjà prêté attention aux détails d’une colonne ?

La colonne est un des éléments architecturaux des monuments.
D’origine antique
, les architectes l’ont utilisé à profusion dans Bordeaux. Arrêtez-vous un instant devant ces chef d’œuvres de tailleurs de pierre, de sculpteurs.


La colonne comporte un chapiteau, un fût et une base

L’ordre dorique

L’ordre dorique est le premier et le plus simple des trois ordres en architecture grecque.
La colonne a de quatre à huit diamètres de haut. Elle est cannelée, sans base.
Le chapiteau se compose de moulures, filets et quarts de rond.

L’ordre ionique

La colonne ionique mesure jusqu’à neuf diamètres de hauteur.
Le chapiteau s’orne de deux volutes latérales.

L’ordre corinthien

La colonne corinthienne a ordinairement dix diamètres de haut.
Son chapiteau est décoré de rangées de feuilles d’acanthe.

L’ordre toscan

Il s’agit de la forme simplifiée de l’ordre architectural dorique grec.
La colonne mesure sept diamètres de hauteur, y compris la base et le fût.

L’ordre composite

La colonne composite a dix diamètres de haut.
Sa base est ionique et son fût de colonne est dorique.
Le chapiteau peut-être  ionique ou corinthien avec volutes et feuilles d’acanthe.

Et VOUS !

  1. Pouvez vous relier les chapiteaux et les bases de ces quatre colonnes ?
  2. A quels bâtiments appartiennent-elles ?
Palais de Justice de Bordeaux, Chapiteau d'une colonne Grand Théâtre de Bordeaux, chapiteau d'une colonne
Maison Meyer à Bordeaux, Chapiteau d'une colonne Palais Rohan, Mairie de Bordeaux, chapiteau d'une colonne
Grand theatre de Bordeaux, base de colonne Maison Meyer Base d'une colonne
Palais de Justice de Bordeaux Base d'une colonne Palais Rohan Bordeaux, base d'une colonne

Frapper, c’est tout un art !

« Si j’avais un marteau ! je cognerais le jour, je cognerais la nuit, j’y mettrais tout mon cœur… »

Claude François nous a vanté les mérites de cet outil.

Savez-vous qu’il désigne également l’ancêtre de « la sonnette d’entrée »,
appelé aussi le heurtoir ?

Regardez dans Bordeaux, au détour d’une rue, d’un cours (et non pas une avenue).

Sur une simple porte, sur une porte cochère, il vous tend la main.

Certains sont beaux comme s’ils sortaient de chez l’artisan qui les a créés.
D’autres reflètent l’aisance de leur propriétaire.
Certains sont plus modestes, mais tous méritent notre attention.

Cet objet de ferronnerie ne sert plus de nos jours. Mais pour l’hôtel particulier, l’immeuble, la maison où il est accroché sur la porte,

il est ce petit détail de l’entrée, qui signe la beauté d’une façade.

A vous d’admirer et de frapper !

Découvrez les heurtoirs lors d'une visite dans la ville de Bordeaux

Découvrez-les dans la ville de Bordeaux lors d’une visite culturelle